

A R T E T C U L T U R E
par Chris Herdel de Holesowitz
Un échange de positions sur l'art contemporain et sa vandalisation par des citoyens offensés.
Voilà un échange intéressant vu sur Yahoo concernant
l'oeuvre " TREE " de MacCarthy qui a été exposé Place Vendôme à Paris et détruite par des Parisiens offensés. L'artiste aurait même été giflé par un inconnu.
Derrière la question si Maccarthy (et les services culturels de la ville de Paris) a offensé les Parisiens par la morbidité de l'objet, se retrouve la question de la qualité et de la fonction de l'art moderne et contemporain, art qui est promu de façon totale voire totalitaire, par les décideurs commerciaux et publics de l'Europe.
Le fait est là : au temps des impressionnistes, Paris était la capitale culturelle du monde. Les Américains venaient pour s'inspirer.
Aujourd'hui, grâce à ses institutions culturelles qui sont médiocres telles les Beaux Arts, elle ne présente plus aucune identité spéciale qui la démarquerait de New-York, du Qatar ou de Ouagadougou.

Quelques notes sur l'art
visuel européen
Chris Herdel de Holesowitz
La discussion autour du "Tree-anal Plug" de la Place Vendôme nous montre la perte totale de compétence culturelle par l'élite décisionnelle française. Quand une "ex-patronne des patrons" compare un menhir des temps préhistoriques avec l'objet simpliste en question, elle démontre une perte totale de son héritage culturel français, voire européen.
Raison pour laquelle je voudrais décrire quelques faits essentiels autour de cet héritage, notre héritage qu'est l'image européenne.
L'Europe a créé, en 3 000 ans, une iconographie unique au monde. Celle-ci a servi pour décrier la société : elle est avant tout une image "sociale".
Mais cette description ne s'arrête pas à une simple représentation matérielle de la société. Toute image de tradition européenne implique, en même temps de la représentation des faits sociaux, une parfaite valorisation morale ainsi que l'affirmation d'émotions
Au cours des millénaires, ces contenus et contenants d'images se sont développés jusqu'à un niveau de sophistication extrême trouvant son apogée au 19e siècle.
Les faits sociaux, décrits par l'image européenne, peuvent se résumer en quelques "catégories" qui seront au cours du temps, variés aussi bien en forme qu'en interprétation.
Les images concernant la sexualité.
Nous y trouvons aussi bien le sujet éternel du sexe, varié entre plaisirs charnels, ( époque gréco-romaine ) que des formes d'amour spirituel demandant une plus grande sophistication dans les symboles visuels. Si nous comparons l'oeuvre d'un Fragonard avec son érotisme de luxe au "Tree-objet sexuel", nous ne pouvons que nous désoler de la banalité de cet "art contemporain" dégonflé.
Les images "héroïques".
Puis il y a la catégorie des images concernant la lutte existentielle de l'individu ou de la communauté, catégorie que j'aimerais appeler "image héroïque". Ce sont des scènes de lutte et de bataille entre les forces sociales, sous forme d'individus protagonistes ou de groupes politiques. L'image européenne n'a pas seulement créé la reproduction de batailles matérielles, mais elle a su transformer en image le concept plus abstrait de la lutte du bien et du mal. D'innombrables sculpures de St Georges érigée entre le Portugal et la Russie en sont les témoins.
Nous voyons déjà là, l'influence séculaire de l'Eglise catholique en Europe ! Et nous comprenons alors l'importance des images, puisqu'elles définissent les rôles du bien et du mal auprès des protagonistes et antagonistes. Ainsi entre les 15e et 18e siècles, les innombrables scènes de bataille entre Européens et Turcs impliquent toujours cette attribution de valeurs morales servant ainsi l'éclosion et le développement de l'identité des peuples et des nations.
L'environnement de l'homme européen.
Un autre cercle d'images est celui de la description de l'environnement : paysages, mers, scènes urbaines, natures mortes. Nous les trouvons tous dans les mosaïques de l'antiquité romaine décrivant la nature. Puis nous les voyons disparaître pandant quelques siècles sous Byzance, pour ainsi réapparaître dans l'iconographie européenne avec Giotto.
Puis surtout à la fin du 19e siècle, les paysages sont utilisés de façon allégorique par les peintres, pour mettre en évidence l'identité des nations et de leur terroir. Ainsi, maints peintres tchèques nous offrent des vues du paysage de la Bohème, afin d'affirmer leur affection envers la patrie nouvellement recréée. Il est intéressant de noter que l'art réaliste soviétique de l'après 1945 se sert de cet héritage dans les pays du centre-est européen pour créer une forme de "socialisme national" mettant en valeur les qualités nationales des pays qui ont été engloutis dans la sphère communiste.
L'image civile.
Le dernier groupe digne de notre intérêt est celui de l'image des protagonistes de la vie civile en Europe. Bien sûr, toutes les catégories énumérées jusqu'à présent se réfèrent essentiellement à la vie sociale, l'image européenne ETANT une image sociale.
Mais dans les images regroupées ici, dans la dernière catégorie, le sujet est celui de l'individu ainsi que des
communautés, et surtout des innombrables inter-actions matérielles, économiques, politiques et spirituelles entre individus et communautés.
La petite galerie des images adjointes donnera une faible idée de l'immensité de la production picturale européenne dans ce champ.
Nous retrouverons les portraits des empereurs romains érigés dans toutes les villes de l'Empire, afin de préserver unité er souveraineté de l'Etat. Le portrait d'un empereur byzantin nous amène vers un langage pictural médiéval : plus le personnage est important socialement, plus il est représenté "grand". D'où le remplacement du réalisme naturaliste par un symbolisme universellement compréhensible par la graduation de l'échelle du personnage.
Puis sont introduites dans l'Europe médiévale les images proto surréalistes du seigneur divin de la terre, le triumvirat : Père, Fils et Saint-Esprit. Ces images récurrentes sont accouplées avec celles des dirigeants politiques de l'époque, en même temps sponsors des oeuvres d'art et de leur industrie.
Avec la technique de la perpective et avec d'autres raffinements nous retrouverons de maints portraits naturalistes de seigneurs de la Renaissance et du baroque. Ici le portrait de Rodolphe II de Habsbourg, roi de Bohème et ausi grand investisseur dans l'art pictural de son époque.
Avec une richesse excédentaire accrue au cours des siècles, de plus en plus de personnages d'horizons divers trouvent les moyens de s'offrir "leur" portrait, le passage vers le règle de la bourgeoisie est annoncé par les portraits du 18e siècle et surtout du début du 19e siècle.
Je voudrais montrer ici le portrait de Baudelaire par son ami Manet qui montre ainsi, bien plus que la représentation plate du personnage. Ici, Manet a créé LE TYPE de l'homme moderne. Celui sort de la discipline séculaire d'une économie réduite au strict nécessaire et à la survie, de la religion considérée comme ne plus transportant les vérités existentielles attendues d'elle, et une remise en cause de toute autorité en faveur d'un prétendu droit de l'individu sur la communauté. Ainsi, Baudelaire est décrit dans cette oeuvre majeure comme un homme affalé sur un divan, entretenu par la cigarette et l'absinthe, se dédiant à la littérature corrosive pour l'Etat et pour la société. Ici, Manet a créé - peut-être sans le savoir - non seulement le portrait de son ami Baudelaire, mais le portrait de l'HOMME MODERNE tout court, tel qu'il existe de nos jours.
Cette petite galerie nous montre l'importance qui est gigantesque de l'image dans la société européenne, rôle ainsi décliné aujourd'hui aux artistes, par les organismes bureaucratiques des Etats ultra-libéraux et bien sûr décliné par le "marché de l'art" des milliardaires et de leurs réseaux culturels, ceux-ci préférant montrer un art européen qui est alors traditionnellement critique et parfois révolutonnaire au profit d'impressions visuels distrayantes, d'ironie gratuite ou tout simplement de néant artistique, tel que le "conceptionalisme".
Celui qui produit, nous prouve que l'image est le maître de la société européenne ! Dans ce sens, la production picturale d'ART contemporain contribue à la destruction des valeurs profondes de l'Europe.
Ceux qui aiment l'Europe n'auront qu'à s'y opposer !
Prague 24.10.2014
L E S S I X I M A G E S P R O P O S E E S






Réflexion sur l'art au
cours d'un Noël
Notre culture dont dépend toute créativité artistique se trouve dans ce dilemme : elle est étranglée par la bureaucratie culturelle d'une part et le capital = dieu-fric de l'autre. En même temps les agents qui pourraient donner une impulsion à la création de l'art comme par exemple l'Eglise Catholique, sont absents de la bataille culturelle en cours.
Les ministères et les institutions sont remplis de fonctionnaires arrogants et surtout incompétents. Voir la liste des "hauts dignitaires" de la culture du cabinet de la ministre. Personne parmi eux a un curriculum lié à l'art ou à la culture. On nous impose par le parlementarisme -en France variante présidentialiste- une caste de "têtes d'oeufs" incapable de donner une impulsion à la création française. (La "création artistique EU" nous est restée cachée jusqu'à présent.)
Pourtant la France a depuis le 19ième siècle fait marcher son économie à partir de sa culture.
Son rayonnement et surtout celui de Paris était tel que vers 1890, les Américains même avaient échangé leur style fonctionnaliste (et donc économe en investissement) de l'école de Chicago par "l'école de New-York" reprenant le style beaux-arts français par ses gratte-ciel.
Le "benchmark" du monde pour la mode et les produits connectés était ce qu'on trouvait à Paris en produits, services et surtout en "esprit".
Encore dans les années 1990, l'industrie de luxe avec ses produits représentait environ 10% du PIB de la France. La France vendait ses produits connectés aux valeurs culturelles générées par ses chansons (Piaf...)et son cinéma (Gabin, Montand, Delon...) , de la beauté de son paysage (Côte d'Azur, Normandie...), de sa capitale en dispensant au monde non seulement son champagne, mais aussi ses Peugeot, ses 2CV, ses DS, ses servives de haute qualité comme celui du Club Méditerranée.
Tout cela a été éliminé peu à peu par un modernisme matérialiste, sans face ni qualité, et aujourd'hui il ne reste plus grand chose de ce qu'on pourrait appeler "français". Au contraire : au moment où beaucoup de pays mettent en question le modernisme antihumain la France officielle persévère dans la défense de valeurs désormais obsolètes dont l'affichage permet de démontrer notre infaillible amitié avec les Etats-Unis, nation barbare sans art par nature.
La question n'est pas d'ordre politique partisane : en France, les deux camps gauche-droite excellent dans l'incompétence culturelle, excellent dans le clanisme et la médiocrité. De là, aucune production artistique de poids n'est à envisager et je crains fortement que ce sera de même avec un Front National au pouvoir.
Aux décideurs économico-politiques, manque la compréhension du fait que dans une économie particulièrement développée la majorité des produits de consommation sont liés aux valeurs culturelles et aux images liées à celles-ci.
Regardez les images publicitaires d'aujourd'hui, elles puisent toutes dans le réservoir profond de la création artistique européenne des siècles passés. Nous retrouvons aucune innovation iconographique que des styles "à la", donc des remakes de faible force artistique. Voilà le résultat culturel de 20 ans de gouvernance ultra-libérale dans l'Union Européenne.
Messieurs les économistes, mesdames les hauts-bureaucrates dysfonctionnant : revenez sur terre. La terre des hommes est la terre de leur art et non de l'extraction des schistes fracturés ou de la création monétaire du genre "fiat money" de la Banque Centrale Européenne. Ceux-ci, à la limite, ne sont que des outils pour arriver à une fin : celle du produit raffiné, du service raffiné, du langage et des pensées raffinées. Je m'abstiens d'ironiser, considérant la production dans ces divers domaines par la France d'aujourd'hui "nique ta mère !" A Noël, la messe de minuit, on la passe dans une cathédrale construite il y a 8 siècles avec l'excès monétaire d'alors. On ne la passe pas dans un immeuble de "bureaux" de la Défense.
Dans la consommation de produits des sociétés développées, il y a un "but ultime" qui est toujours lié à la transcendance de l'homme, qui elle, n'est ni poulet aux hormones, ni barrils de pétrole, ni aussi bouchons d'autoroute. Elle est liée à la croyance, à la fantaisie, à l'idée, à la beauté. Et donc à la création de l'art sous forme de musique, d'images, etc.
Toutes ces valeurs sont détruites par l'internationale de la barbarie moderniste et monétariste qui sévit désormais partout sur le globe. La simplification, le banal, le superficiel, voire l'apothéose du laid en sont sa condition d'existence. Et par la culture et l'art de l'Europe (chrétienne) leur font obstacle.
L'Europe et la France retrouveront leur sens et leur joie de vivre en redécouvrant la création de l'art correspondant à leurs traditions et sensibilités.
Chris Herdel de Holesowitz



C H A R L I E :
le pouvoir de l'image
Chris Herdel de Holesowitz
Charlie Hebdo, un périodique à faible tirage, a été l'objet le 07 Janvier d'une attaque terroriste commise probablement par des " islamistes ". Le résultat de cette attaque se résumait en 12 morts dont deux policiers et la levée de boucliers pour une prétendue liberté d'expression en Fance.
Autre résultat est un renforcement de la "sécurité" non seulement en France mais dans l'Europe UE avec encore plus de contrôles, et d'observations policières, plus de contrôles d'opinions. Ainsi l'humoriste Dieudonné a été mis en garde à vue pour avoir lâché une affirmation ironique. L'attentat contre Charlie pourra bien se révéler liberticide par les réactions inappropriées de la classe dirigeante et unanime. Ainsi en France point de critique de la part de l'Eglise -pourtant touchée par les caricatures de ces Charlies- ni du Front National, qui ne se démarque pas pour une fois du main-stream. Il est vrai que la culture n'est pas son point fort.
Egalement absent du débat public sont les académies des Beaux Arts, les professionnels de l'image et de leur réincarnation dans la politique concrète du pays. Là encore, népotisme et laisser-aller intellectuel sont les causes profondes de cette véritable léthargie des intellectuels du monde français des arts visuels.
Par contre le large fleuve de "Charlies" comptant par milliers s'épand alors dans les rues de la république, manifestant gentiment pour une très vague "liberté d'expression". La masse est mobilisée par politiques et médias. Au lieu de porter des chemises noires, brunes ou rouges, ils portent ainsi des multi-couleurs défendant le droit à l'insulte contre une minorité de croyants en France.
Analyse iconographique
Nous trouvons alors deux types de caricatures dans Charlie Hebdo : - celle s'adressant à des SYMBOLES DIVINS, donc valeurs suprêmes pour chaque idéaliste qu'il soit musulman ou chrétien ; - celle s'adressant à des personnages vivant matériellement tel le pape ou de façon génétique, "les musulmans islamistes".
Ceux- ci sont toujours représentés comme des sous-hommes pré-modernes avec leurs djellabas, barbes hirsutes, visages déformés par la haine, etc.
Cette différence des genres est importante dans la mesure que le symbole sacré est pour un croyant idéaliste, de loin plus intouchable qu'une caricature de personnes vivantes, même surtout lorsqu'il s'agit d'autorités religieuses, comme le pape.
Il est difficile à capter par des matérialistes qui sont agnostiques, étrangers à l'expérience spirituelle; d'où une certaine situation sans issue.
Les caricatures de Charlie mélangent souvent des motifs sexuels, dont notamment la sodomie, aux faits politiques et communautaristes. La façon grossière, simplifiée, primitive, de ces dessins les fait sortir de la tradition iconographique française, qui -pensons à Watteau, aux images érotiques de Fragonard, aux dessins caricaturaux de Toulouse-Lautrec- est plutôt marquée par l'élégance classique, par les concepts d'amour et d'empathie, traduits en signes visuels.
Ainsi le blasphème ne s'adresse pas non seulement contre les croyants de diverses provenances, contre leurs symboles sacrés, mais contre l'essence même de la culture française ! Ces Charlies détruisent alors l'identité de la France, la défigurent, l'avilissent.
Aucune politique présidentielle, aucun ministre de la Culture, aucun intellectuel bien pensant, l'aura ainsi remarqué, et cela même démontre le niveau de dé-générée de la culture française aujourd'hui, -"dé-générée" parce qu'à l'évidence coupée de ses "gênes" de ses racines.
Les images sont conçues dans la pire des traditions propagandistes, surtout concernant la représentation des musulmans. Ceux-ci sont réduits à des montres humains = l' "Untermensch" arabo-islamique. Ceci dépasse de loin les dessins du "Stuermer" périodique national-socialisme, qui montre alors "le Juif" dans sa laideur et sa novicité sociale (parasite), à tête de rat accumulant milliards et femmes blondes. Néanmoins le Stuermer ne présente pas des caricatures contre Yahvé, ni contre Moïse.
De même pour les caricatures de Juifs par Kupka, artiste éminent tchèque, dont les oeuvres se trouvent dans les grands musées du monde : "le Juif capitaliste écrit le programme de la révolution française".
Par contre, nous trouvons très peu de caricatures de Juifs et aucun de leurs symboles divins.
Est-ce un hasard ?
R é s u m é
L'enseignement que nous pouvons tirer de tous les événements autour de "Charlie" est que le pouvoir de l'image est resté intact. Ceci en dépit de l'iconoclastie systématique séculaire par les modernistes. L'image, qui d'après ces modernistes, ne devrait être que des "pigments et toile", est bien plus : la représentation symbolique de l'identité des individus, et des diverses communautés. Des dessinateurs sont morts. Avec eux sont morts leurs assassins, voulant se venger des insultes envers le prophète. Ils se sont suicidés pour des images.
Cette identité, son concept, est plus important que la vie matérielle - du moins pour certains. Le paradoxe est ici que toute cette importance donnée à l'image éminemment européenne, est réincarnée par un groupe de personnes opposé foncièrement à toute idolâtrie, voire à toute image.










Les arts platiques contemporains :
un génocide de l'Europe ?
Raphael Lemkin décrit dans son livre : " Europe under the reign of fascism" le mécanisme d'un génocide qui pour lui est avnt tout un génocide culturel, le but étant l'effacement totale d'une communauté dans sa réalité matérielle et culturelle, en sa "damnation mémoriale".
Les arts plastiques en Europe ont suivi ce schéma, cela depuis bien un siècle, en remplaçant peu à peu la base de notre culture visuelle définie par le concile de Nicée en 787 par une conception ancien-testamentaire du monde. Cet ancien testament est le texte fondamental des juifs ethniques non-croyants qui néanmoins, pour des raisons culturelles, pourront ainsi adhérer à cette proposition visuelle de l'identité juive l'art dit moderne
En caractérisant les images de cet "art moderne", nous pouvons distinguer trois "familles" :
- l'image aniconique refusant toute représentation du monde extérieur matériel.
Elle est basée sur l 'interdiction de toute image ou , selon les interprétations variées , sur l'interdiction de toute image permettant l'idolatrie. Ce n'est pas l'image qui est Dieu mais un seigneur créateur du monde dont on ne doit pas la face sous peine de mort.
Par son abstraction l'image perd son potentiel d'idole. La réalité du monde, créée par Dieu, toujours vivante, toujours changeante, ne peut être contenue dans une image figée représentant un stade de vie accompli .... : la mort.
De cette pensée résulteront des millions de peintures "abstraites" depuis Malevitch jusqu'à nos jours.
Plus encore : nos villes "modernes" ne seront que la manifestation d'un immense iconostase. La Défense à Paris en est un exemple. De l'architecture jusqu'au 19e siècle, support des idées et des valeurs sociétales de l'Europe chrétiente, il n'y a plus que maintenant des tiges d'aluminium, pans de verre et murs blancs muets traduisant ainsi avec l'émotion glaciale du spéculateur- promoteur, un enfer visuel du libéralisme capitaliste...
-l'image semi-abstraite : ici il y a encore des relations avec le monde réel, social ou naturel, mais sans pour autant montrer ce monde complètement et en détail. Les peintures des Nabis, des Fauves, de Picasso, etc. entreraient dans cette catégorie. Ce type d'image tend vers la décoration comme le montre bien les peintures de Vuillard. Ce qui "décore" ne serait pas idole.
-l'image non-sensée, cette catégorie se réfère surtout à la Kabbale : ici, le sens des choses n'est pas celui que l'on voit. Les choses du monde nous cacheraient une autre vérité profonde, et éventuellement un univers chaotique et désordonné.
Pour l'artiste plasticien, il s'agirait donc de visualiser ce chaos et de procéder ainsi au renversement de toutes les valeurs traditionnelles de l'Europe. Ce que font les Dadaïstes, Surréalistes, Néodadaïstes, gens du Fluxus et leurs émules contemporains.
Deux questions se posent alors :
1- Peut-on assumer vraiment ce que cet art moderne de l'abstraction et de l'insensé est "juif" ?
2- Quel est l'apport des artistes contemporains ; quelle est la caractéristique de l'image d'art contemporaine ?
Ad 1. Depuis la fin du 19e siècle, le judaïsme qui est dit communautarariste s'intéresse à l'art plasrique pour y retrouver sa "carte de visite" identitaire.
Ce développement forcé va ainsi de pair avec le refus grandissant des Juifs nationalistes sionistes également communaitaristes de s'intégrer dans la société qui les accueille. Ce changement des positions assimilables vers la prétention d'un nationalisme exclusif est alors documenté dans l'imagerie de la communaité juive. Si un Quimondo collectionnait encore des oeuvres du Rokoko français, les musées d'Israël abritent surtout des oeuvres des modernistes abstraits ou surréalistes. Un Rothschils finançait le premier peintre juif en début du 19e siècle qui peignait selon la tradition euripéenne apprenant son métier au Staedely institution créée par un autre Juif du même nom et doté ainsi d'une des meilleures collections d'art européen du monde.
A peine un siècle plus tard nous trouvons les "Nabis" alors financés par le banquier Natanson. Dans leurs peintures, dont celles de Vuillard, nous constatons le passage de la représentation du monde matériel et psychique selon la tradition, vers la décoration
Maurice Denis, membre éminent des Nabis, réclame vers 1900 qu'une peinture ne serait qu'une toile avec pigments avant de représenter quoi que ce soit.
30 ans plus tard Magritte n'est pas un Juif ethnique comme ne l'est Adolf Loos qui écrit : "Les murs de l'architecture future moderne devraient être blancs et lisses comme les murs de Jérusalem". Loos n'est pas Juif, mais les clients le sont, dont le richissime héritier, industriel, philosophe et mécène Wittgenstein.
La réponse à la question se trouve dans un phénomène culturel classique à partir de positions isolées, au départ multipliées dans les décennies, se forme le fait culturel nouveau de l'art moderne de caractère juif. Celui-ci combat et remplace peu à peu toutes les positions de la tradition chrétienne ou bien rationaliste qu'a créé l'Europe en 3000 ans. Ce mouvement culturel amène même l'Eglise Catholique à adopter le nouveau langage visuel de ceux qui se sont toujours opposés aux messages du Nouveau Testament !
Selon les critères de Lemkine l'Europe est effacée, les traditions interrompues, le savoir tombe dans l'oubli, pour laisser la place à l'art totalitaire appelé :
"Contemporany Art".
Ad 2. Le corpus de l'art contemporain est grand en nombre, petit en qualités intrinsèques. L'apport des artistes contemporains est lié à l'utilisation des moyens techniques digitalisés.
Plusieurs tendances se manifestent :
- le puéril : au lieu d'histoires complexes de la tradition européenne, on présente des symboles simplifiés ou griffonnages. Le "stret art" est un exemple ou encore des oeuvres d'un "Cy Twombly"
- l'esprit méchant : de l'ironie aux pulsions sadiques, des attitudes condescendantes envers le christianisme à la référence à la vie enfantine basique et primitive ; images récurrentes de l'art contemporain faisant leur entrée dans les galeries des riches barbares qui sont spéculateurs d'art.
Ces images développées par des artistes individuels et multipliées par les médias pour être introduites dans le cerveau du commun des mortels, ont une fonction essentielle, celle de préparer l'humanité au monde standardisé de la globalisation où quelques grandes sociétés multinationales ( Adidas, Coca Cola, BMW, LVMH, Microsoft, Google, Banques...) imposeront leurs produits au monde. Et avec ces produits, leurs valeurs d'un capitalisme sauvage à l'américaine ! Pour eux, toute tradition figée, toute limitation dans les désirs de consommation est un obstacle. Tout message tendant
vers Dieu, et déviant matériellement les milliards de consommateurs, est un message ennemi ! Ainsi, la vacuité et l'imbécilité de l'art visuel contemporain trouve ses racines, en grande partie, dans le judaïsme communautariste mais son support est effectif dans la dictature de l'économie globaliste.
L'Europe doit se réveiller ou elle périra comme a péri Rome au 5e siècle de notre ère !
Chris Herdel de Holesowitz

Le carré noir de Malewich exposé en 1915.

Des adultes ébahis devant une toile d'Yves Klein.
( musée du Staedel - Francfort )

Adulte ébahi devant une ligne droite de 7 mètres de long : art contemporain. ( galerie Futura - Prague 2014 )

Oeuvre d'artiste contemporain ?
Non : celle d'un pêcheur Djerbien contemporain !

Le commentaire de Gillot pour les nymphéas de Monet est programmé: " ... sans fable ... sans allégorie .... sans visage ... ". Gillot admirait le critique d'art juif Berenson, lui-même employé du marchand d'art juif Dureen. Néanmoins, il n'existe pas de lien automatique entre ethnicité juive et préférence pour l'art abstrait/aniconique dans la mesure ou beaucoup d'acteurs non-juifs tels Gillot ou Adolf Loos ou encore les Nabis (Vuillard...) opteront pour ce concept ancien-testamentaire. Ces non-Juifs sont souvent liés à des Juifs par intérêt intellectuel ou même financier. Le résulat de cette alliance pour la culture moderniste est le génocide culturel de l'Europe.
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R U B R I Q U E D E B A T S
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La rédaction.
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CRITIQUE DE L'ART CONTEMPORAIN
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Les décennies de l'après guerre ont produit un art visuel atonique en Europe.
Les mouvements artistiques modernes contemporains de ne sont
guère plus que des variations de ce qui a été inventé au début du 20oème siècle. Le Dada devient Néo-Dada ou fluxus, la vague des peintres de l'expressionnime abstrait ne fait que répéter les divers schémas d'un Kandinsky ou même d'un Soutine. Les drippings de Pollock de la même famille des images an-iconiques, représentent l'infantilisation de la scène culturelle - en effet l'artiste essayant de retrouver la naïveté innocente de l'enfant en quête d'images.
Tous ces mouvements représentent une régression terrible par rapport à ce qui a été artistiquement créé et accumulé dans les siècles précédents en Europe ! Surtout, ces images dites abstraites sont iconoclastes. Elles détruisent le noyau éthique de notre société créée dans la tradition chrétienne de la charité et du partage au bénéfice d'un commerce globalisé, aride et apatride !
Tous les langages visuels, tous les styles situés entre an-iconisme/ abstraction et hyper-réalisme photographique ont été inventés au cours des 100 dernières années et variés abondemment. Dans ce domaine, il ne reste rien à inventer pour l'artiste contemporain. Même les performances et les installations classiques inévitables de l'art contemporain, ont vu le jour dans les années 1920... pour être répétés aujourd'hui jusqu'à épuisement.
Il en résulte, une grande désorganisation d'artistes contemporains qui s'appliquant à écarter toute relevance sociale, permettent à l'art plastique de tourner en rond sans but ni fin. Pour cette génération d'artistes, l'ancrage dans une tradition européenne de 3000 ans a été entièrement perdue. Ceci compte surtout pour la génération naissante de jeunes artistes sortis de leurs académies des arts étatiques normalisés.
Pour cela, l'originalité de l'art contemporain, son fondement idéal non contenu dans les oeuvres d'avant guerre, est difficile à cerner. Je ne peux y voir que la mise en image d'un vague sentiment de malice, d'ironie malsaine, de nihilisme matérialiste et ausssi d'un hédonisme brut sans éthique, lui-même issu du 19ième siècle.
L'historien de l'art Sellmayer a bien décrit ce long processus du sacré vers la spoliation du sacré dans l'ouvrage : Verlust der Mitte
( perte du centre ).
Si les " artistes du paradoxe ", tel que Duchamp, avaient une préférence pour les sujets scabreux, l'artiste contemporain "obstimise" cette tendance en poussant à la fécalisation totale de l'art visuel.
En voici quelques exemples :
I m a g e s
-- Le pissoir, Duchamp 1913.
-- "Duchamp II" au musée national de Prague 2010.
-- Toilettes du Louvre 2013.
-- Barcelone, musée d'art contemporain, MACBA 2015.
de Chris Herdel de Holewitz
Iconographie chrétienne "Revisited"
Le pissoir, Duchamp - 1913

"Duchamp II" au musée national de Prague - 2010

Toilettes du Louvre - 2013

Barcelone, musée d'art contemporain - MACBA 2015
Le "Kunstwollen" (Alois Riegl) des masses d'artistes produites par les académies du régime libéral à philosophie matérialiste et très souvent réduit au simple désir de se faire remarquer. D'où un penchant prononcé pour une trangression des moeurs par image, pour le signe visuel individualiste et incapable de communiquer avec les autres. Une des variations les plus inoffensives de cet art "contemporain" étant le "Minimalisme".
I m a g e s c i - d e s s o u s
"Minimalisme" : Quellepeut être l'interprétation donnée à une ligne de 7 mètres de long ?





2. Perte de vue.... désorientation
Le manque d'orientation éthique dans la société contemporaine se traduit forcément par un manque d'orientation intellectuelle et spirituelle du corps des artistes visuels de l'Europe.
Dans ce secteur comme dans d'autres, le multi-culturalisme ne nous a donné aucun résultat convaincant : on supprime la référence européenne, nationale, la culture " du terroir " au bénéfice d'une nébuleuse multi-culture. Mais alors : quelle est l'imagerie de l'Union "Européenne" ou de la "globalisation" hors des produits kitsch type "Star Wars n°7" créés par les "industries créatives" ?
Une image d'art doit refléter une réalité comprise et vécue concrétement par l'artiste : réalité géographique ou sociale toujours intégrée dans une idée/philosophie, son oeuvre devient alors " transcendante " et se distingue de la pure représentation qui est mimétique ainsi que les gribouillages étalés dans les musées d'art contemporain.
La réalité complexe de la globalisation nous échappe en grande partie. Il est donc presque impossible d'en faire des images d'art synoptiques. L'Europe, pour la première fois depuis douze siècles (donc depuis la période iconoclaste d'avant Nicée II - 787)
reste sans image d'artiste compréhensible.
... et re-ORIENTATION : le message du Christ, une voie retrouvée ?
Face à ce dessarroi, pourquoi, alors, ne pas revenir à notre héritage pictural européen ?
Celui-ci est d'abord déterminé par l'idéalisme grec (l'homme en tant qu'idéal), puis par l'art descriptif et narratif des Romains (exemple : la colonne Trajane), pour aboutir à l' art chrétien. Dans une première période transitoire, celui-ci met en image les scènes et les valeurs éthiques du Nouveau Testament tout en incorporant des éléments idéologiques et iconographiques de l'antiquité pré-chrétienne.
Prenons comme exemple le mythe d'Orphée dont l'iconographie signifie empathie et harmonie, entre les hommes et les animaux ("nature"). Nous trouvons le thème sous forme de mosaïques à Ravenne dans la représentation du Christ "Bon Pasteur", en harmonie avec les animaux et plantes, ou encore dans l'image de Saint François prêchant aux oiseaux, ou encore dans un contexte différent chez Breughel.
Photos :
1. Orphée
2. Le Christ Bon Pasteur. Ravenne, mausolée de Gala Placidia, (env. 450AD)
3. Breughel reprend ce thème dans un contexte différent. (env. 1520)

O r p h é e

Le Christ "Bon Pasteur". Ravenne. Mausolée de Gala Placida env. 450 AD

Breughel reprend ce thème dans un contexte différent (env. 1520)
Les oeuvres chrétiennes de Ravenne.
Dans ce contexte, Ravenne est un endroit important pour l'éclosion de la nouvelle iconographie chrétienne dans la phase finale de l'empire romain de l'Occident (vers 450AD).
L'architecture affirme ici son rôle traditionne : celui d'être un médium visuel, un support de l'esprit communiquant par fresques ou bien par sculptures les règles fondamentales de la société au peuple. Ce dernier reçoit ainsi son éducation, son orientation sociétale vers les normes éthiques du Nouveau Testament à travers les oeuvres d'art innombrables crées à cet effet.
Nous trouvons un Christ "écologique" avant la lettre, comme "Bon Pasteur", dans la nature, entouré de ses brebis, et montrant une empathie, voire un amour pour TOUS les êtres de la planète, puisque toute la terre est création de Dieu.
En même temps le Christ est l'agneau de Dieu (agnus dei), sacrifié sur l'autel des hommes afin de les purifier de leurs péchés (la tâche n'est pas mince !). La représentation du Christ, sous forme d'agneau, disparaîtra peu à peu dans les siècles successifs, laissant place à d'autres interprétations iconiques.
En effet, au cours de quasi deux millénaires de représentations de l'idée du Christ selon diverses approches de diverses Eglises, nous le trouvons aniconique ( = la croix ), comme empereur-pantacator (Byzance, Justinien...), souffrant sur sa croix (Moyen-Âge, à partir du XIème siècle), voire gai à l'époque baroque. Puis l'imagerie chrétienne sombre dans les ténèbres matérialistes du 19ième siècle où les vraies créations iconographiques originelles y sont rares, cela malgré une production de masse à images saintes souvent de qualité "kitsch". L'iconographie chrétienne vivante disparaîtra presque totalement au 20ième siècle en adoptant des modes de représentations ancien-testamentaires / abstraites en abandonnant sa tradition initiée par le Concile de Nicée II, l'Eglise signe son arrêt de mort !
I m a g e s :
1. Dieu-croix, mausolée Gala Placidia (Ravenne)
2. Agnus Dei
3. Le Christ de la Sainte-Sophie de Constantinople
4. Jésus sur la croix (San Gideon -Cologne - 10ième siècle)
5. Le Christ baroque souriant
6. Le Christ ( ? ) moderne aux Bernardins (Paris 20°)

Dieu-Croix, mausolée Gala Placidia - (Ravenne)

A g n u s De i

Le Christ de la Sainte Sophie de Constantinople

Jésus sur la croix (St Gideon - Cologne 10ième siècle)

Le Christ baroque

Sainte Thérèse selon G Rouault vers 1940

Le Christ (?) : abstrait aux Bernardins (Paris 2010)

La philosophie, avec la foi naissante et innovante, appelle un art iconologiquement innovant.
Plus généralement l'art visuel accompagne toujours l'histoire de la pensée humaine en tant que catalyseur et document, dans une perpective chrétienne trinitarienne comme manifestation du Saint Esprit, lui-même instance communiquante entre le monde idéal et matériel.
Le Christ est-il Dieu? Messager? Est-il demi-dieu comment furent considérés les empereurs romains? Et comment représenter Dieu, si Jésus est un être physique ayant vécu sur terre? Sans parler du Saint Esprit. Toutes ces questions, tous ces doutes conceptuels sont largement été débattus au cours des siècles notamment, et cette confrontation souvent houleuse se reflète dans son imagerie.
L'iconographie chrétienne reflète ainsi un doute, une mise en question constante de la foi et de ses formes concrètes, signe de vitalité parfois douloureuse du christianisme.
3.Contribution à un renouveau de l'image chrétienne
Le fracas de l'image chrétienne va de pair avec une longue agonie de son Eglise aux temps modernes du 20ième siècle.
Néanmoins, aujourd'hui devant l'immensité ses problèmes suscités par un régime basé sur l'égoïsme, de plus en plus d'hommes reviennent à se poser des questions sur la nature de leur existence et sur leur rapport avec la loi universelle, avec Dieu. Il convient donc de transformer cette réflexion en image.
Les conséquences et les leçons tirées de cette réflexion ne peuvent être vécues qu'individuellement puisque l'accumulation des rites, des fables, voire imposture de l'Eglise catholique, n'est plus compréhensible. Il faut revenir donc aux sources, étudier les textes, comprendre les allégories, ainsi que les positions historiques diverses de l'Eglise pour trouver sa propre réponse.
Ainsi l'interprétation, concernant le message du Christ à travers les écrits des apôtres, ne peut être que revécue par chacun de nous. Le rite, la hierarchie ecclésiastique, a son rôle à jouer, mais elle est secondaire. Ce qui est primaire, c'est de trouver un accès personnel au message du Christ et en comprendre sa teneur universelle, la poursuivant jusque dans la politique quotidienne.
La foi et la conception de Dieu doivent être vécues quotidiennement et individuellement par chacun des Chrétiens et surtout être reflétées dans ses actes.
C'est sur cette réflexion que je construis mes images :
La croix. D'abord je me suis penché sur la question de la croix, son symbolisme universel, son histoire, sa quintessence. La croix comme symbole existe dans beaucoup de cultures, dont celle des Chrétiens. Son interprétation est celle du symbole de l'équité. L'horizontale signifiant l'équité sur terre, entre hommes et nature, et surtout sur l'architecture sociale. La verticale est le rapport harmonieux de l'homme physique avec la réalité spirituelle : Dieu.
Toutes les choses, tous les processus et rapports tendent vers un équilibre que nous souhaitons suivant une phase de déséquilibre que souvent nous désapprouvons. Cet équilibre symbolusé par la croix est souhaitable pour l'homme : la stabilité, l'harmonie, la parité, la justice... sont les bases de toute culture et de toute civilisation.
La croix en tant que norme universelle régit tout ! Pour cette raison, j'inscris paysages et image humaine DANS la croix.
Images ci-dessous (mes oeuvres) :
Paysages méditérannéens (Ischia).
Paysage tchèque (au bord de la Vltava)
Arbre - étang.
Homme ou femme ?
(Jésus peut-il être seulement "homme", si il est l'incarnation d'une loi universelle incorporant le masculin et le féminin? Jésus - un transsexuel?Pour combler cette lacune héritée de l'Ancien Testament, les Catholiques ont inventé le culte de la Vierge représentant le principe féminin sur la terre.
La justice sur terre.
(Equité dans la distribution de la richesse, aujourd'hui celle qui est accaparée par une classe d'ultra-riches).





La mythologie chrétienne, le récit des apôtres, ses interprétations, les expériences des mystiques comme Thérèse d'Avila, compietent bon nombres de réponses aux éternelles questions de l'homme.
L'artiste plasticien à la recherche de vérité peut y trouver une source d'inspiration inépuisable pour son travail.
Chris Herdel de Holesowitz - Prague - Noël 2015

Petite éloge sur l'oeuvre de Zaha Hadid,
décédée récemment.
par Chris Herdel de Holesowitz
En imposant l'architecture moderne, on a imposé une vue ancien-testamentaire à l'Europe.
L'architecture de Hadid est pseudo-innovante au niveau conceptuel.
Le déconstructivisme est d'inspiration cabbalistique. Cette Cabbale -d'origine juive- démonte en Europe le sens donné par la tradition aux choses. De cette tendance philosophique provient en somme l'internationale du Dadaïsme, le Surréalisme, après une guerre qui fut remportée par les modernistes alliés du neo-surréalisme Fluxus,
et finalement une bonne partie de la bouillie de l'art contemporain.
Hadid ( musulmane, donc ancien-testamentaire, irakienne, mais aussi internationaliste ) a reçu le prix Pritzker. Qui sont ces Pritzker ? Issus de Juifs de Kiev, magouillant dans diverses affaires, ils finissent par être une des plus riches familles des USA. Parmi sa toute dernière génération, nous trouvons, aujourd'hui, une conseillière d'Obama pour les questions financières.
La nomenclature culturelle globaliste nous impose à travers ses structures sa philosophie moderniste - cabbalistique, au lieu de promouvoir la tradition européenne : grecque, romaine, chrétienne;
une tradition qui est celle de l'image " mimétique re-présentative " selon Nicée II. ( Même le moderniste Mies Van der Rohe s'y est référé dans les années 60 ! )
La barbarie des décideurs culturels de l'Europe est la même que celle du peuple de nouveaux riches globalistes. Que comprendront les Présidents de l'Azerbaïdjan, des Hottentots ou de la Chine, de la culture européenne ? Il ne s'agit ici non d'une position condescente mais de la quasi impossibilité de mélanger culture européenne et extraeuropéenne. Cette culture europénne forgée depuis trois mille ans est extrêmement complexe, difficile à assimiler en profondeur, même aux Européens surtout par ce qui s'oppose aux nécessités de l'économie globaliste homogénéisante. Ainsi les dirigeants culturels européens (surtout français) entraînent dans la barbarie, l'ignorance, la désensibilisation des masses populaires de l'Europe !
Surtout en architecture...
Quant à l'architecture de Hadid, où en est le mérite ?
- Des formes ondulantes ? Mendelssohn, "Tour Einstein" année 20, l'a fait.
- Formes fragmentées, amorphes, chaotiques ? Le cubisme l'a fait.
- Interminables façades à parapets blancs ? Je bâille d'ennui.
L'innovation de Hadid me paraît limitée à une réinterprétation grâce aux moyens techniques des matériaux et du projet digitalisé.
Son architecture est grossière car sans détails, comme toutes ces oeuvres de "maîtres" contemporains. Et le détail, (la décoration mais surtout sculptures et fresques) ramène un édifice même monumental à la dimension de l'homme.
Images : l'architecture européenne est toujours un support pour une idée philosophique/religieuse/politique. Elle reflète ainsi la vie sociale de "l'homme européen".

Un chauffage traditionnel racontant une histoire, une idée - opposé au chauffage moderne : quelle exégèse pourrait-on en faire ? (Kiev 18ième siècle)

Immeuble "moderne" mais encore attaché à la tradition avec cadres de fenêtres, emploi de brique, crépi ondulé, et philosophie : "sous le soleil rien de neuf". (Bologne - années 30)

Ecole fin 19ième siècle à Ukerske Brod (Rép. Tchèque), commémorant le grand éducateur Commenius.

Prague -son arcitecture traditionnelle reflète la structure sociale bourgeoise- l'architecture type Hadid, celle des grosses corporations globalistes.

En contraste, l'horreur moderniste de l'Institut Arabe à Paris.

A p o c a l y s e b a l n é a i r e

"Pourquoi mourir pour vous ?" demande le Christ après avoir vu le caractère désolant de l'Homme. Curieux. Un sacrifice doit donner espoir en épongeant les péchés des hommes.
