

Pourquoi est-ce difficile de se comprendre entre soi ?
Je rajouterai au titre le "SI" : Pourquoi est-ce si difficile de se comprendre entre soi et avec les autres.
Pour faire une réponse basique de démarrage, on peut répondre : " Parce que un mot n'a pas le même sens pour chacun. Il peut même changer de sens, à 10 minutes d'intervalle ".
Le langage, et sa présentation dans les esprits, est donc le principal "COUPABLE" dans la difficulté des échanges entre les êtres humains. Il est même pour certains savants, biologistes, mathématiciens, aussi psychanalystes, du siècle dernier, le responsable de la guerre de 1914.
Mais ce grand criminel n'est en réalité que la partie cachée de l'iceberg. La faute se situe dans la façon dont on nous a appris à penser, sans nuance, nous forçant à nous bloquer dans un jugement dualiste sur les gens, les choses et nous-mêmes. Il est en effet plus facile d'avoir à chaque instant à trancher sur l'événement en cours quel qu'il soit et ceci de façon immédiate et définitive, rassurante même, que de chercher ce que les parents et éducateurs appellent la petite bête, devenant totalement monstrueuse si on ne lui tourne pas le dos.
Or, c'est cette paresse laxiste qui cause les disputes, divorces, guerres de toutes sortes. Il suffirait alors de prendre le taureau par les cornes et surtout de faire attention à ne pas trancher dualistement : " OU c'est vrai, OU c'est faux ; OU c'est bien, OU c'est mal ; OU c'est juste ; OU c'est injuste ; OU c'est plus, OU c'est moins " pour que l'harmonie se mette à régner sur terre. Ce n'est ni pour aujourd'hui, ni pour demain. Pourtant la solution est lumineuse.
Hélas, notre éducation est faite pour permettre aux plus forts, aux dominants politiques, économiques et gestionnaires de mener le "Peuple", entre guillemets, pour leur propre intérêt, le formatant avec l'aide des éducateurs, professeurs, parents. L'individu y trouve son compte, préférant rester dans les sentiers balisés de la routine, plutôt que de se révolter dans une lutte perdue d'avance, remplaçant au bout du compte les pions par d'autres récupérés par le système. D'autant que les défauts considérés comme des qualités, vont développer l'amour propre et surtout la conviction de sa supériorité dans la plupart des cas, avec la volonté d'affirmer son "MOI".
Il suffirait que l'enfant, qui est magique jusqu'à l'âge de 3 ans confondant l'UNIVERS et lui, sa mère, son jouet et les étoiles dans la liberté infinie de n'être rien que le "TOUT DE CE QU'IL L'ENTOURE", baigné dans l'harmonie universelle qu'il possède dans ses cellules avec l'explosion du bing bang , puisse alors refuser le formatage. Hélas, pour cela il faudrait que tous les enseignants l'éduquent hors de la pensée dualiste. Mais pour cela il faudrait qu'eux-mêmes aient été éduqués dans ce sens.
En ce qui nous concerne, ce n'est pas de dire ce qu'il faut faire pour que la "COMPREHENSION" s'établisse entre les hommes. Mais pourquoi l'incompréhension existe ? Quels sen sont les causes ?
Partons du commencement. Au début quand nous étions que des primitifs, la philosophie n'existait pas. Nous étions comme les enfants magiques de 3 ans, le "moi-univers" qui, logiquement, est dans le présent. Puis Aristote est venu qui nous a ouvert l'esprit. Mais malheureusement, les Occidentaux particulièrement orientés par le grec d'Aristote, ont bloqué les esprits dans le dualisme de la non-identité, et du tiers exclu. Le système s'est fermé. Or les mathématiques sont depuis le siècle dernier sont entrées dans le moderne acceptant que 2+2 ne fassent plus forcément 4, selon les méthodes euclidiennes. De même la philosophie s'est mise à branler sur ses bases. Il est temps de créer les nouvelles philosophies qui seront basées sur l'Instantialisme Temporel, créant l'information de l'INSTANT au coup par coup, sur la future identité portant son regard de lui vers l'extérieur et non plus le contraire, et enfin l'adoption des compléments du dualisme. C'est alors que nous comprendrons que sans ces bases, il est impossible de se comprendre.
Les toutes nouvelles méthodes de fonctionnement de la physique, des mathématiques et de la biologie, ouvrent ainsi la réflexion sur notre propre façon de fonctionner. L'IRM, ou instantané de nos intérieurs physiques qui dévoile les réactions du psychologique sur le corporel, se voit depuis peu, soutenu par le film des mouvements des neurones le long de tous nos muscles, explosent sous l'action des hormones qu'ils soient positives ou négatives. Qu'en déduit-on ? Que le cerveau déguise la réalité, même si l'observation lui montre le contraire de ce qu'il pense. Pourquoi ? Parce qu'il compare ce qu'il voit avec les images de son passé ou même de son imagination, couplant 2 images passées pour en faire une troisième. Et au lieu de faire la part des choses, ce qu'on ne lui a jamais appris de faire, il donne le nom de réalité à une chimère.
N'essayons pas de lui démontrer que les détails de ce qu'il pense et de ce qu'il voit, ne collent pas. Il pense que si on le condredit, c'est pour le démollir. Même si on ne le contredit au travers du langage du corps, de la portée verbale, il pense qu'on se dresse contre lui et qu'on l'attaque. Non seulement il ne comprend pas, mais aussi comprend de travers, de préférence en martyr se saisissant de l'épée de l'honneur, et ceci pour abattre les autres, si possible définitivement. Que reste-t-il à dire vraiment ? Des questions ? Des contradictions qui enrichissent ? Ou des inventions ?
Chloey Till

Pourquoi les hommes seraient-ils égaux ?
Pourquoi les hommes seraient-ils égaux puisqu'ils ne sont pas semblables.
Dans cette phrase, qu'entend-on par le mot "homme" et quelle différence y a-t-il entre les termes : individu, entité, personne, créature, sujet, être humain ?
Il n'y en a pratiquement pas. Tous ces mots veulent dire globalement la même chose:mammifère primate appartenant à l'espèce animale le plus évoluée de la Terre, même le mot "sujet". Mais le sujet est un être soumis, comme l'objet, alors que l'on pense qu'il est l'être principal placé au centre du monde. Quant à la "personne", elle représente à la fois un être humain et personne, c'est-à-dire n'importe quoi.
"L'individu" dans le dictionnaire est un échantillon, un spécimen, un simple exempalire. La "créature" est un être qui a été créé. Le "moi" représente la personne qui parle, c'est-à-dire n'importe qui.
Par contre, "l'essence" constitue la nature de l'être et d'après Sartre elle précède l'existence. Et nous voilà donc arrivés au coeur du problème, si l'on considère pour compliquer les choses que l'homme ne sera pas perçu de la même manière selon qu'on adhère aux pensées de Socrate, Aristote, Platon, Descartes, aussi Nietzsche, Heidegger, Camus ou Alain Touraine.
Pour les uns, il est soumis à la Société, à Dieu, à une exigence intellectuelle, spirituelle et philosophique quelconque. Pour d'autres, et ils sont rares, il ne se plie à aucune loi, mais seulement à celle qu'il s'est donné. Ce nouveau regard de soi vers l'extérieur et non le contraire, va changer la donne en profondeur, rendant enfin l'individu responsable de lui-même.
Mais pour l'instant, les hommes ne pensant pas de la même façon selon les lieux, les époques, les ethnies, les croyances, ne se ressemblent pas. Vouloir les rendre égaux serait ridicule.
Laissons parler Alain Touraine, philosophe, et aussi sociologue : -- "Vivre ensemble, à la fois égaux et différents, n'est-ce pas la quadrature du siècle ? La mondialisation de l'économie nous mélange dans le supermarché de l'information et de la consommation mais ne nous aide pas à nous comprendre".
Et lorsque nous cherchons refuge dans notre identité ou dans une communauté homogène, alors nous en venons inévitablement à vouloir rejeter l'Autre, dont la différence apparaît vite comme une menace.
Autrefois, nous avions trouvé une réponse : "Vivons ensemble comme citoyens de la même ville ou de la même nation et respectons la vie privée de chacun". Mais les renversements techniques et économiques ont ainsi bousculé les barrières qui séparaient la vie publique de la vie privée, et l'économie internationale envahit la vie publique.
Il faut sortir des morales du devoir et reconnaître à chacun de nous, le droit et la capacité de combiner son identité culturelle et sa participation à l'univers technique. Ainsi, seulement, nous pourrions vivre ensemble, égaux et différents. Malheureusement, en plus d'autres spécialités viennent se rajouter à la culture et à la technique. Les différences d'éducation, de goûts, de religion, d'ethnies, de sexualité, et de raisonnement, devraient désormais être considérés comme de simples spécifités échappant à la simple culture face à la technique.
N'allons pas plus loin. Considérons plutôt l'homme en général, comme un individu en particulier. Il est temps d'envisager quels seraient ses Droits, ou plutôt son "Droit" fondamental, face à ceux des "Droits de l'Homme" qui n'ont jamais été des voeux pieux, la torture et la peine de mort existant encore dans de nombreux pays et non des moindres.
Par contre, le "Droit de l'Individu" lui donne le devoir d'exiger, s'il ne peut l'obtenir par lui-même, de n'avoir ni faim, ni soif, ni froid, mal physiquement et surtout moralement. Tout le reste étant du luxe, il n'a pas à le réclamer.
A partir de cette loi évidente, qui place enfin les êtres sur le même plan d'égalité et de devoir envers lui et envers les autres, nous pourrons être ainsi différents, chargés de nos spécifités multiples, quelles qu'elles soient, les différences des uns faisant les richesses de tous. Le reste ne deviendrait que littérature.
Chloey Till

Peut-on changer
sa façon de penser ?
D'après la définition du dictionnaire, la philosophie est la science générale des êtres, des principes et des causes. C'est un système particulier à un philosophe célèbre, à une école, à une époque. Le philosophe tient son nom des mots grecs : "philos" ami, "sophia"
sagesse. Il étudiait la nature et les premiers ioniens furent surtout des physiciens.
Cette définition alambiquée et compliquée parle de science générale et de système particulier. Il devient urgent de faire le point.
Tout d'abord, reconnaissons que les philosophies, quelles qu'elles soient, n'ont alors jamais apporté de réponses aux questions angoissantes que l'individu se pose depuis le début des temps. Cette recherche est à la naissance des philosophies religieuses et athées qui ne débouchent que sur des suppositions cachées derrière des affirmations. Elles ont débuté sue l'ignorance, la latence qui ne savait même pas attendre de l'évolution de la recherche.
Ainsi, ce démarrage sur la courbe de Gauss de toute civilisation naturelle, spirituelle et philosophique a commencé sa montée en création par les Primitifs, puis les Perses, les Grecs, le siècle des Lumières avec Rousseau, Descartes. L'arrivée au sommet a entendu Heildegger annocer que la réflexion de l'homme était arrivée à son apogée et que la descente destructrice commençait. Cette destruction des diverses pensées philosophiques a pris forme avec Nietzsche criant : "Dieu est mort" et la fin de la courbe de Gauss des philosophies, et a prononcé avec Sartre : "L'Être n'est rien qu'un néant".
Nous abordons donc la courbe de Gauss suivante, celle des philosophies nouvelles, dont la coupure avec la précédente montre le changement immense. Les toutes nouvelles formes de pensée vont pouvoir proposer des réflexions sur le pourquoi de notre existence et les moyens d'y répondre. Elles ne vont plus sur l 'appel aux forces extérieures pour nous dicter notre conduite, puisque les valeurs promises : religieuses, sociales, familiales, patriotiques et aussi politiques, n'ont pas apportées de réponse.
Devant cet échec, on est bien forcé de voir qu'il ne reste plus qu'un intercoluteur : NOUS. C'est à nous de prendre les responsabilités en main. En effet nous sommes responsables de nous-mêmes. Personne d'autre ne peut l'être à notre place. Bien sûr, prendre conseil, se faire aider, se renseigner, réfléchir, mais la décision finale de notre action de chaque instant nous appartient... Celui qui ne peut pas choisir pour agir est perdu et son esprit, qui est sur la pente de la dépersonnalisation, sombre alors dans la maladie de l'esprit qui le mène à l'hôpital psychiatrique.
Si les propositions n'ont offert, depuis toujours, que gabegie à l'homme, que l'incompréhension des êtres. Il va nous falloir prendre le contre-pied de toutes nos éducations pronant ainsi la violence, la domination, l'instinct de propriété, le mépris de la pensée d'un autre, considérée comme néfaste et agressive.
Les nouveautés se présentant en un premier temps sous des formes inversant les tendances mortifères. Ce sont des innovations inadmissibles pour celui qui veut continuer à dominer. Heureusement certains esprits curieux et surtout poussés à bout par toutes les incohérences et cruautés des sociétés actuelles, cherchent dorénavant, à se pencher sur les dernières innovations.
Chloey Till

Peut-on parler de
puissance de la joie ?
(Intitulé du livre de Frédéric Lenoir)
On parlera beaucoup plus couramment de puissance de la pensée, "de la puissance des idées", "puissance de l'amour"... "de la toute puissance", mais rarement de la "puissance de la joie". (Nous excluons d'emblée la "puissance politique, étatique, religieuse, etc.")
- D E F I N I T I O N S -
Puissance :
vient de puissant, l'ancien participe présent du verbe pouvoir qui lui-même, vient éthymologiquement du latin "potis sum"... "je suis maître de".
- La puissance, c'est le pouvoir et aussi la capacité d'imposer son autorité.
- Pour Littré : c'est le droit ou l'acte par lequel on peut commander aux autres.
- La puissance, plus qu'une force c'est quelque chose qui implique de la supériorité, de la domination... et même quelque chose d'irrémédiable, voire aussi d'incontrôlable. (Par exemple un bourgeon est une fleur en puissance... la puissance des éléments.)
- En sociologie : potentiel d'un acteur d'imposer toute sa volonté à un autre.
- La puissance produit une énergie, un effet...
- On parle de puissance surnaturelle, qui échappe au contrôle humain.
- La puissance motrice se rapproche davantage de la force.
- La force : elle implique quelque chose de beaucoup plus physique, bien que l'on parle de force morale... mais dans ce cas il faut le préciser.
- LE PHILOSOPHE ARISTOTE -
- Il distingue la puissance... en puissance potentielle et en acte.
- En acte : Ethymologiquement, l'acte désigne ce qui est fait. Pour Aristote, l'acte sésigne soit ce qui est en train de s'accomplir, soit ce qui est réalisé, achevé.
- En puissance : Dans l'usage qu'en fait Aristote, la puissance est la faculté d'être changé ou alors mis en mouvement. Ce qui n'est qu'en puissance, par opposition à ce qui est en acte,... ce qui n'est pas encore réalisé, ce qui n'est qu'une virtualité.
- Par exemple, tout être humain qui est normalement constitué, est en puissance un être parlant. Mais ce potentiel n'est actualisé qu'avec l'apprentissage de la langue usuelle.
- L'être humain a en puissance la capacité de parler et il a la capacité d'en faire un acte.
- Par exemple, tout être humain est en puissance un être parlant. Cependant en acte il ne sera un locuteur que s'il apprend sa langue, et que s'il prend la parole.
- ARISTOTE distinguait de ce point de vue :
* l'acte premier : le fait d'avoir acquis une capacité ( par exemple, avoir appris la musique )
* et l'acte second : la mise en oeuvre de toute cette capacité ( par exemple, le fait pour un musicien de faire effectivement de la musique à un moment donné ).
- L'être en acte est souvent considéré comme une grande perfection que l'être en puissance.
- Ainsi, dit Aristote : " chaque chose est dite être ce qu'elle est, plutôt quand elle est acte, que lorsqu'elle est en puissance ". ( Physique II )
(NB : Je fais volontairement impasse sur Descartes, pour qui Dieu est acte et puissance).
- L A J O I E -
Définition : Le sentiment de joie est d'ordre affectif, moral, intellectuel.
- La joie exprime un sentiment de plaisir, de bonheur, de plénitude, limité dans le temps et qui emplit toute la totalité de la conscience.
- La joie a quelque chose de très pétillant, comme des bulles de champagne...
- La joie introduit une notion de fête... de farandole... un élan, d'ailleurs ne parle-t-on pas "d'élan de joie".
- Le bonheur est une satisfaction, une plénitude avec quelque chose de plus profond, plus sérieux, plus établi dans la joie.
- La satisfaction, elle ne remplit qu'une partie de la conscience.
- LES PHILOSOPHES -
1) Dans la philosophie antique
PLATON : La joie est à rapprocher du terme de mania "délire" ou "folie" présent notamment dans "Phèdre" de Platon une notion à rapprocher de enthousiasme
qui affecte celui qui contemple le bien et le beau, et qui va donc au-delà du sentiment, mais en fait qui est transporté bien au-delà.
CICERON : Pour lui, la joie est un état d'âme qui est confronté à la possession d'un bien et qui n'en perd pas pour autant la sérénité.
2) Dans la philosophie moderne
- C'est le philosophe hollandais SPINOSA qui est le grand penseur de la joie, en particulier dans son Ethique où la joie forme, avec la tristesse et le désir, l'un des trois infects fondamentaux de l'être humain. Tous les autres sentiments : ( amour, haine, espérance, crainte... ) se définissent vraiment comme des formes particulières de la joie ou de la tristesse.
- La joie, elle, (laetitia en latin) est définie par Spinosa comme "le passage de l'homme d'une moindre à une plus grande perfection", c'est-à-dire comme une augmentation de forces et de la réalisation de soi. - La joie est ainsi un accroissement de toute notre puissance, lié à la réalisation de nos désirs et de notre effort, pour persévérer dans l'existence.
- Chez LEIBNIZ, on trouve une distinction entre deux termes latins pouvant être effectivement traduits en français par "joie" :
* d'une part gaudium la jouissance paisible qui n'est soumise à aucune condition extérieure
* et d'autre part laetitia le plaisir de l'âme lié à la possession d'un bien (au sens de Cicéron, en fait).
3) Dans la philosophie contemporaine
NIETZSCHE associe la joie à la capacité d'approbation de l'existence malgré son caractère tragique comme expression de la "volonté de puissance" qui assume d'être joyeuse malgré les souffrance de la vie.
- Au XX° siècle les courants philosophiques que sont le personnalisme et également l' existentialisme, approfondissent à nouveau la notion philosophique.
- Le philosophe français Henri BERGSON voit dans la joie, le signe d'un accomplissement, d'une réussite et d'un achèvement, ce qui selon lui, en fait un indice du sens de l'existence humaine. En effet, toute grande joie est la conséquence d'une création qui donne un sens à la vie humaine. - Par exemple, la joie de l'entrepeneur qui a fondé une entreprise qui marche... Quant à l'exemple de la joie qu'il donne, de la mère qui a engendré et élevé son enfant, qui a créé, en somme, quelque chose de viable. C'est à mon avis une joie certes, mais plus proche du bonheur auquel dans ce cas elle est intimement liée.
4) Chez les philosophes français contemporains
- Gilles DELEUZE définit la joie comme la puissance même, de production du désir.
- Clément ROSSET pense la joie dans la continuité de Nietzsche, comme une grâce irrationnelle qui permet d'accepter le réel dans sa cruauté.
- Robert MISRAHI associe la joie qu'il appelle la force majeur à la liberté que possède tout sujet: agir, aimer et fonder son bonheur. ("les actes de la joie").
- Bruno GIULIANI identifie la joie au bonheur et la définit comme le sens même de la vie. ("l'amour de la sagesse").
- Nicolas GO pense la joie comme une pratique de la sagesse qui se passe de toute raison et s'accomplit dans l'art, le rire et le sacré. ("l'art de la joie").
- D I S C U S S I O N -
* Si on se réfère aux philosophes...
- Si pour BERGSON "toute grande joie est vraiment la conséquence d'une création qui donne un sens à la vie humaine"...
- Si comme pour SPINOSA, c'est grâce aux forces et à la réalisation de soi que la joie est, en autre, un accroissement de notre puissance lié à la réalisation de nos désirs et de notre effort pour persévérer dans l'existence.
- Si Gilles DELEUZE définit la joie comme la puissance même de production du désir.
- Si Clément ROSSET pense la joie dans la continuité de Nietzsche comme une grâce irrationnelle, qui ainsi permet d'accepter le réel dans toute sa cruauté.
- Si Robert MISRAHI appelle la joie "la force majeure" "les actes de la joie".
- Si Bruno GIULIANI identifie la joie au bonheur et la définit comme le sens même de la vie. ("l'amour de la sagesse").
--- Oui, on pourra parler de la puissance de la joie.
* De mon point de vue, la cerise sur le gâteau...
- C'est qu'on peut parler de la puissance de la joie, si on se réfère à ce que la joie a de pétillant comme des bulles de champagne... Là, cette notion est un élan enthousiaste qui nous entraîne, comme dans un tour de manège. La joie délivre une énergie incontestable et un pouvoir communicatif, qui peut permettre de parler sans aucun doute de "PUISSANCE DE LA JOIE"
Claude Plocieniak

Souvenirs d'enfance : Illusions ou Réalités ?
Vaste programme. Les philosophes, psychologues, psychiatres, écrivains, poètes et dubitatifs de toutes sortes s'interrogent toujours sur toutes les réminiscences étranges qui nous assaillent depuis la nuit des temps, de leurs images inattendues.
Mais soyons lucides. La question reste sans réponse classique. Voici venu le temps de changer de registre. Nous sommes à l'époque d'Internet. Or l'homme, ce génie, a créé l'ordinateur à son image. En effet, cette machine fascinante traite de façon drastique toutes les informations qu'elle reçoit, dans des fichiers appropriés, avec une rigueur et une immédiateté que nous ne possédons pas nous-mêmes. Pourtant notre fantastique cerveau aux milliards de connexions dépassant de loin les échanges/secondes des internautes sera toujours supérieur à toute mécanique performante, nous écrasant pourtant par sa logique. Ainsi nous n'aurions plus qu'à nous faire aider par la machine. Or une I.A.P., "Intelligence Artificielle Personnelle", existe déjà depuis plusieurs années. Elle aide l'individu à répondre à tout moment à ses questions vitales : Qui suis-je ? Où vais-je ? En ai-je vraiment les moyens ? Comment me faire aider ici et maintenant ? Cela devient un Guide Personnel qui va soutenir mon Personnage du moment, à faire ce voyage allant de ma question à ma réponse.
( voir également l'I.A.P. à la page "Nouveautés " )
En utilisant alors cette spécificité de la connexion illimitée de nos synapses considérons alors nos souvenirs d'enfance comme autant d'informations stockées par milliards, dans des fichiers, et traitées entre elles à chaque instant, créant à chaque fois de nouveaux fichiers. Seule notre gestion lamentable nous empêche de savoir si telle image se trouve dans tel ou tel casier de telle ou telle époque. Nous n'avons pas une mémoire défaillante, mais les quantités de mémoires emplies de fichiers multipliant ainsi leurs connexions à chaque milliardième de seconde, ne nous permettant pas de les classer, donc de gérer les détails.
C'est pourquoi le présent devient alors une notion instantielle traitée, pour et par la gestion de l'instant. La notion du temps passé, présent ou futur, n'existe donc que dans la seconde du moment présent et d'après ce que le cerveau va décider de traiter. Cela ne dépend pas d'une décision fixe, tout à fait personnelle, mais du traitement de la donnée. Notre question du jour, enfin précisée, confirme bien le ridicule de sa proposition : "Illusion ou réalité de tel souvenir d'enfance ?" Ni l'un, ni l'autre, mais une simple information créée avec la magie du flash de l'instant en cours.
Malheureusement notre cerveau ahuri devant ses propres floutages, veut continuer à s'interroger, plutôt que de reconnaître ses limites ? Or, il nous semble impossible que l'être humain puisse tourner en rond indéfiniment alors qu'il a les outils pour utiliser les nouvelles façons de penser, en train de se mettre en place. Ce sont précisément l'Instantialisme Temporel géré par l'ouverture à l'Infini. En attendant, cherchons avec nos moyens actuels à progresser vers les découvertes pouvant nous amener vers l'infini.
Chloey Till

L ' I N F I N I T I S M E I N T E M P O R E L
OUVERTURE SUR L'INFINI,
LA PENSEE DU 21ième SIECLE
SERA NOUVELLE OU NE SERA PAS.
Lorsque le grand singe, notre premier ancêtre, fut surpris en voyant dans une mare son image qui était lui et autre chose à la fois, il fit pénétrer son cerveau dans l'abstraction duale du moi, face au monde. De ce bond dans l'inconnu, il put mettre face à face, le bien opposé au mal, le beau au laid, le vrai au faux.
Malheureusement, il bloqua son raisonnement sur cette découverte qui le distinguait de l'animal. Son cerveau devenu fantastique,chercha à aller plus loin dans la quête de l'infini qu'il se mit à confondre avec la spiritualité, créant petit à petit des irréalités extérieures à son être. Heureusement les récentes découvertes scientifiques l'on fait entrer dans tous les mondes atomiques et son raisonnement commença à s'ouvrir sur la non-dualité, liant une chose, son contraire et sa négation. Cette nouvelle abstraction pertube son esprit bloqué sur sa croyance en ses propres idées, mais elle entraîne celui qui se laisse emporter, neuf et nouveau à chaque instant, vers une découverte illimitée quin de vision en réalité, le tire de plus en plus loin vers l'infini des étoiles, dont chacun de ses atomes fait partie.
Dans ce dialogue avec l'illusion d'une entité proche, comme le serait celle de la présence d'un ange gardien, se situe cette sensation de faire partie d'un tout cosmique. Certains vont lui conférer l'existence d'êtres au-dessus de nous alors que ce ne sera que le reflet de soi dans l'immensité. Or, ce cadeau sans prix n'est vrai que dans la vérité de chacun de nous. Il nous faut en effet poivoir joindre ces pensées illimitées dans la réalité de notre existence. Nous avons à affirmer à chaque instant : " Je suis le roi de ce royaume, univers de chaque atome réalisant l'univers en entier. C'est donc moi qui suis à la fois face au monde extérieur qui est donc moi. Ainsi je me trouve responsable de mon être, de son acte de l'instant et aussi de ses répercussions sur mes actes ".
Si chgacun de nois réalise cet exploit de vouloir au mieux dans son être intellectuel, gérant son corps qui n'est pas lui, mais "à lui", il va faire en sorte de s'occuper du monde qui l'entoure, afin qu'il lui nuise le moins possible. Il va le protéger dans son propre intérêt, par écocentrisme positif, mieux et plus que si on lui demandait de le faire par charité et amour du prochain, ce dont la plupart des gens se moque éperdument. Les guerres, les tortures et les peines de mort existent toujours en de nombreux pays, et non des moindres. Ainsi, lorsque tous les êtres humains auront la connaissance et surtout la pratique de cette nouvelle abstraction, ils ne pourront plus connaître la violence des propriétés personnelles, sociales, familiales, religieuses, sectaires. Les guerres disparaîtront, remplacées par le plaisir de la découverte. Comme le disait déjà Montaigne en 1570 :
" Lorsque quelqu'un me contredit, cela ne m'irrite pas. Au contraire, cela me réjouit, car cela m'instruit ". Ainsi, de question en question, la violence de tout ce qui est étranger, devient sa propre joie de vivre.
Cette nouvelle façon de penser, qui le fait devenir "Lui, son contraire et sa négation", s'appelle INFINITISME. Comme il est nouveau à chaque instant, on ajoute à cette expression le terme INTEMPOREL. Il lui suffit désormais de pouvoir considérer qu'une chose, un être, une idée, puisse être tout à la fois, "Une", son contraire et sa négation. Cette nouvelle ouverture vers un infini personnel et illimité nous permet de savoir à tout moment : qui on est, où on va et pourquoi.
En conclusion : " Il ne faut pas changer de manière de vivre pour changer de penser. Il faut changer de façon de penser pour changer de manière de vivre ".
Gen Berger
